top of page

Atelier ACT

Visite de site 19.09.25 — Bruxelles 
Baptiste Andrien, Julie Vander Poorten, Philippe Koeune

À la Faculté d’architecture de l’ULB La Cambre–Horta, Super Imaginaire est intervenu à l’invitation de l’atelier ACT (Artistique, Corporel et Transdisciplinaire) — Ines Camacho et Maud De Rijck —, un atelier transversal entre architecture et ethnologie qui interroge les rituels du futur comme opérateurs de seuils, de recomposition du lien social et de reconfiguration des imaginaires collectifs. ACT explore le potentiel de l’architecture à activer des formes de relience — humaines et non humaines — capables de répondre aux crises écologiques, sociales et symboliques contemporaines. Les recherches s’ancrent dans un territoire d’étude situé entre les anciennes usines Audi à Forest et les marges sud de la région bruxelloise (Drogenbos–Ruisbroek), envisagé comme un champ de forces historiques, écologiques et politiques.

 

Dans ce cadre, Super Imaginaire a proposé un protocole de recherche-création, mobilisant une déambulation sensible, des pratiques chamaniques, de visualisations et clair ressenti comme outils de perception élargie appliquées à l’architecture et au territoire. Ces pratiques ont permis d’explorer des réalité non ordinaires, intégrant des dimensions invisibilisées du monde habituellement omisent des méthodologies de projet.

 

Les arbres, la rivière Senne et les éléments du paysage ont été abordés comme des sujets à par entière. Les étudiant·es ont été invité·es à engager un dialogue avec les éléments du site afin d’explorer leurs mémoires écologiques, leurs inscriptions dans les cycles hydrologiques de la Senne et leur rôle dans les dynamiques de transition du territoire — en rupture avec les logiques extractivistes et aménagements dominantes.

Ce travail a conduit à l’élaboration de gestes de soin, à la fois matériels et symboliques.

La Senne, cours d’eau historiquement voûté et instrumentalisé par les politiques urbaines bruxelloises, a été envisagée comme un corps vivant, porteur d’une mémoire écologique et sociale. La question « De quoi la Senne a-t-elle besoin aujourd’hui ? » a pu servir de scénario lors d’un atelier, ouvrant un espace critique sur les interdépendances entre infrastructures, récits, violences environnementales et imaginaires de réparation.

 

L’intervention a intégré une pratique de cartographie sensible conçue comme une méthode de recherche incarnée. Cette cartographie ne vise pas la représentation objective de l’espace, mais la production de récits situés issus de l’expérience corporelle, sensorielle et émotionnelle des participant·es. Elle engage le corps et l’imaginaire permettant de cartographier les espaces à travers un prisme élargi.

 

La cartographie devient un seuil entre réalité ordinaire et réalité non ordinaire, entre savoir académique et savoirs situés. La création artistique y est envisagée comme un acte simultanément poétique, politique et rituel : une pratique de régénération et de ré-enchantement du territoire, inscrite dans une recherche collective sur les conditions contemporaines d’habiter le monde.

Une photos d'étudiants d'architecture assis dans un parc entrain de dessiner dans leurs cahiers.
La photo d'un homme qui sort de l'embrasure d'un bâtiment abandonné et dont les yeux sont fermés
La photo d'un homme et d'une femme se tenant par la main dans une environnement verdoyant. En arrière plan une pelleteuse retourne la terre.
Une photo d'étudiantes et professeurs d'architecture de professeurs, assises dans un jardin, en pleine méditation guidée.
La photo de 4 petites sculptures en argile grises posées sur la branche d'un arbre.
  • Whatsapp
  • Facebook
  • Instagram

© SUPER IMAGINAIRE 2026

bottom of page